Vous êtes ici : Accueil » fr » Blog » Informations » Nature, faune et flore » Le concombre japonais suyio

Le concombre japonais suyio

Flore de Thaïlande


Toutes les versions de cet article :

agrandir

Le concombre japonais - แตงกวาญี่ปุ่น (taeng kwa yipun) connu sous le nom de suyio ou de suyio long est très prisé en Thaïlande.
Ce concombre ancien et merveilleux est originaire du nord de la Chine. Il s’est depuis répandu largement, en particulier en Asie du Sud-Est.

Description

Long et délicieux, ce concombre chinois à la peau vert foncé peut mesurer jusqu’à quarante-cinq centimètres et prendre de drôles de courbes si il n’est pas cultivé sur tuteurs…

Le fruit est vert foncé, la garniture est petite et gélifiée, la chair épaisse, juteuse, ferme et croustillante, douce et sucrée. Il est presque sans pépins, jamais amers, croquant et tendre.

Pour ceux qui y sont sensibles, il ne semble pas occasionner de problèmes digestifs.
Bon comme crudité ou pour les conserves.

Pollinisation

Concombre suyio, feuilles, fleurs, fruits...

Un plant héberge simultanément les fleurs mâles et femelles, mais elles sont séparées. Par conséquent, des insectes pollinisateurs comme les abeilles doivent être utilisées pour la pollinisation. Les fleurs sont jaunes. Les fleurs mâles naissent en groupes. Les fleurs femelles naissent isolées. la fleur mâle n’a que la tige florale.

Cuisine

Populairement consommé comme légumes frais, Il peut être préparé de nombreuses façons : sauté, cuit à l’eau, mariné, à la vapeur, en saumure, en jus frais.

Concombres japonais aux œufs

Les atouts nutritionnels des concombres

Le concombre est constitué d’eau à 96 %, il est idéal pour se désaltérer et d’hydrater.
 [1]. Les quatre à cinq cent grammes de fruits et légumes recommandés par jour en apportent en moyenne un tiers voire la moitié. Consommer quotidiennement une quantité suffisante de fruits et légumes est conseillé pour s’assurer de bons apports en eau. Le concombre est idéal à savourer dans ce contexte.]]
Le concombre contient peu de glucides (en moyenne 2,4 g/100 g), deux fois moins que la moyenne des légumes (4,48 g/100 g). Il s’intègre facilement dans le cadre d’une alimentation équilibrée, ou dans des régimes spécifiques : cholestérol, diabète, minceur.
Le concombre contient peu de protéines (0,64 g/100 g) et de matières grasses (0,11 g/100 g) et moins que la moyenne des légumes (respectivement 1,94 g/100 g et 0,51 g/ 100 g).
Le concombre apporte peu de fibres (2,53 g /100 g) : environ quatre fois moins que la plupart des légumes.

Fleur de concombre japonais

Le concombre est source de vitamines
- K : 100 g couvrent 21,8 % des apports de référence. La vitamine K joue un rôle important dans la coagulation sanguine et la minéralisation des os.
- vitamine C : 100 g couvrent 10,31 % des apports de référence. La vitamine C contribue à réduire la fatigue, est essentielle au bon fonctionnement du système nerveux et améliore l’assimilation du fer notamment d’origine végétale. Elle compte parmi les nutriments antioxydants.
- B9 (folates) : 100 g couvrent 6,15 % des apports de référence. La vitamine B9 contribue à la fabrication des globules rouges et blancs, à réduire la fatigue et intervient dans la production de nouvelles cellules ce qui explique qu’elle soit essentielle durant la grossesse, l’enfance et l’adolescence.
Le concombre contribue aux apports en minéraux :
- potassium : 100 g couvrent 7,85 % des apports de référence. Le potassium contribue au maintien d’une pression sanguine normale.
- manganèse : 100 g couvrent 4,25 % des apports de référence. Le manganèse contribue au maintien d’une ossature normale et protège les cellules contre le stress oxydant
Le concombre a une teneur en polyphénols totaux faible (3,96 mg pour 100 g) comparée à la teneur moyenne contenue dans les légumes (52,01 mg pour 100 g). Ils sont principalement composés de lignanes [2].

Santé et propriétés médicinales

Le concombre contribue à l’élimination des déchets et des toxines produits par l’organisme.
La peau du concombre contient de la pepsine, une enzyme digestive semblable à une enzyme sécrétée au niveau de l’estomac permettant la digestion des protéines.
Le concombre contribue aux apports :
- en potassium qui contribue au maintien d’une pression sanguine normale : 100 g couvrent 7,85 % des apports de référence.
- en manganèse qui contribue au maintien d’une ossature normale et à protéger les cellules contre le stress oxydant : 100 g couvrent 4,25 % des apports de référence.
La légèreté calorique du concombre permet de consommer des volumes plus importants, ce qui peut aider à un bon rassasiement.
La teneur en polyphénols totaux du concombre est faible (3,96 mg pour 100 g) comparée à la
Le concombre est réputé diurétique, aide à réduire l’hypertension artérielle, fait baisser la fièvre, apaise la soif et les feuilles soulageraient la diarrhée.

Classement et caractéristique

Ordre Cucurbitales
Famille Cucurbitaceae
Nom latin Cucumis sativus
Époque de floraison eté - automne
Hhauteur rampant
Terre humifère  [3] même lourde et fraîche
Exposition soleil à mi-ombre
Multiplication par semis
Période multiplication mars, avril
Strate végétale herbacée
Pollinisation allogame [4]
Végétation caduc
Maturité 65 jours.
Propriétés fruit comestible, médicinales
Origine Chine


Voir en ligne : Voir nos recettes avec le concombre japonais sur Safarine News


[1Les besoins quotidiens en eau son estimés en moyenne à deux litres et demi. ils sont assurés par l’eau des aliments (un litre) et l’eau de boisson (un litre et demi) sous toutes ses formes (eau, café, thé, ….

[2Les lignanes sont des polyphénols s’accumulant dans les tissus ligneux, les graines et les racines de nombreuses plantes. L’hypothèse de leur implication dans les défenses de la plante est communément admise. Ils sont également utiles pour l’homme. Les lignanes du lin (Linum usitatissimum) par exemple sont des phyto-œstrogènes, qui sont métabolisés en entérolignanes après leur ingestion par les mammifères mais n’implique pas une action identique à celle d’un œstrogène comme l’œstradiol.
Les études menées in vitro sur des cellules de mammifères semblent confirmer les effets bénéfiques observés de certains lignanes et apportent des éclairages sur leurs mécanismes d’action.

La pomme de mai himalayenne, fruit du Podophyllum hexandrum

Le plus étudié des lignanes, la podophyllotoxine, et ses dérivés, dont l’étoposide, ont des propriétés cytotoxiques utilisées en chimiothérapie anticancéreuse.
la podophyllotoxine est extraite principalement des rhizomes et racines de la pomme de mai himalayenne (Podophyllum hexandrum), une plante en voie de raréfaction.

[3Un sol humifère est un substrat composé d’au moins un dixième d’humus. Le sol humifère est celui que l’on trouve par exemple dans les sous-bois. Il présente les caractéristiques suivantes : brun sombre à noir, spongieux, il est reconnaissable également à la présence de plantes qui y poussent spontanément, comme le bouton d’or, la bruyère, la digitale, la fougère, le genêt, la mousse, l’ortie, la prêle.

Sol humifère

Après la pluie, il développe une agréable odeur de champignon. C’est un terreau naturel riche en débris végétaux, donc en humus. La terre humifère est en effet constituée d’une importante couche de végétaux en décomposition du fait de la zone fortement végétalisée dans laquelle elle se trouve (forêt, bois, sous-bois).

[4L’allogamie est un mode de pollinisation (fécondation) nécessitant le pollen d’une autre fleur. Cette interfécondation, est la garantie d’un brassage génétique et de possibilité d’hybridation.
L’allogamie est obligatoire chez le concombre du Japon.
Ce mode sexué chez les végétaux avec deux gamètes provennant d’individus différents ou de fleurs différentes situées sur un même pied (geitonogamie) ou sur deux pieds différents (xénogamie). Il y a allopollinisation. L’évolution des plantes a vu apparaître des mécanismes de reproduction favorisant l’allogamie et excluant totalement ou partiellement l’autogamie. Le diécie (fleurs dioïques) est le plus important d’entre eux puisque les gamètes mâles et femelles proviennent séparément de différents individus. Un grand nombre d’angiospermes possèdent des fleurs hermaphrodites avec des étamines et des carpelles dans la même fleur et sont pour la plupart auto-incompatibles. Les angiospermes les plus modernes se caractérisent en étant monoïques ou dioïques. Certaines espèces de cucurbitacée comme Bryonia dioica, par exemple, ont des individus monoïques et dioïques).
Dans la plupart des familles d’angiospermes, la structure florale empêche le transfert accidentel du pollen vers le stigmate. La structure florale élaborée de telle sorte que seule l’aide des pollinisateurs (insectes, oiseaux, chauves-souris) garantit le transfert du pollen vers le stigmate d’une autre fleur.
Allogamie est de genre grammatical féminin. Il y a cinq synonymes allogamie : interfécondation, allofécondation, fécondation croisée, allopollinisation, hétérogamie ; et un antonyme : autogamie.